Dérives sectaires en thérapie

comprendre, se protéger, mon engagement

Dérives sectaires et psychothérapie

À retenir

Un accompagnement sain vous rend plus autonome, jamais plus dépendant·e. Il s'articule avec votre médecin et vos proches, il ne s'y substitue pas. Si vous avez des questions sur ma pratique, mon cadre, ou mes qualifications, n'hésitez pas à me les poser directement, j'y répondrai toujours avec transparence.


Quand on traverse un deuil, une séparation ou une période de transition, on est souvent plus vulnérable. C'est précisément dans ces moments-là que certaines pratiques peuvent devenir dangereuses.

Cette page a pour but de vous donner des repères clairs, et de vous dire concrètement ce que je mets en place, dans ma pratique, pour que vous n'ayez jamais à vous poser la question de la confiance.

Qu'est-ce qu'une dérive sectaire en accompagnement thérapeutique ?

Une dérive sectaire, c'est un mécanisme d'emprise qui s'installe progressivement dans une relation d'aide : un·e praticien·ne qui profite de la vulnérabilité d'un·e client·e pour créer une dépendance, isoler, ou orienter des décisions personnelles, financières ou familiales à son avantage.

Cela ne se limite pas aux mouvements que l'on qualifie spontanément de "sectes". Ces mécanismes peuvent exister dans n'importe quel cadre d'accompagnement : coaching, développement personnel, hypnose, sophrologie, thérapies alternatives, et même dans certains cabinets de psychologues ou de psychothérapeutes.

Les signaux qui doivent vous alerter

Certains signes reviennent fréquemment dans les situations d'emprise :

  • Le·la praticien·ne vous pousse à espacer ou couper les liens avec vos proches, votre médecin, ou d'autres professionnels de santé.

  • Il ou elle vous fait comprendre que vous ne pouvez progresser qu'avec lui/elle, en dénigrant les autres approches ou professionnels.

  • Les séances se multiplient, avec une pression financière croissante.

  • On vous décourage de poser des questions ou d'exprimer un désaccord.

  • Le discours mélange accompagnement personnel et engagement financier, commercial ou idéologique (vente de produits, adhésion à un groupe, recrutement d'autres personnes).

  • Vous sentez une perte progressive de votre esprit critique ou de votre autonomie de décision.

Aucun de ces signes pris isolément ne prouve une dérive, mais leur accumulation doit alerter.

Ce que je mets en place concrètement

Je considère que la confiance ne se décrète pas : elle se construit sur des garanties vérifiables. Voici les miennes.

Un cadre déontologique externe.

Je suis adhérente à l'AFP-ACP (Association Française de Psychothérapie en Approche Centrée sur la Personne) et je respecte son code de déontologie, qui encadre notamment le consentement, la confidentialité, les limites de la relation d'accompagnement et l'interdiction de toute emprise.

Une supervision régulière.

Je fais superviser ma pratique par un·e professionnel·le extérieur·e à mon activité. C'est un espace où mes accompagnements sont questionnés, relus, challengés : une garantie que je ne travaille jamais seule avec mes propres angles morts.

Un travail personnel poursuivi.

J'ai suivi et je poursuis un travail thérapeutique sur moi-même. On n'accompagne pas sereinement les autres si on n'a jamais interrogé ses propres mécanismes.

Une formation reconnue et vérifiable.

Je me forme à l'IFRDP, école reconnue par la FF2P (Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse), complétée par une formation à la psychopathologie et à l'hypnose auprès d'un docteur en psychopathologie, ainsi qu'une certification RNCP en sophrologie. Ce ne sont pas des formations en ligne de quelques heures : ce sont des parcours structurés, avec un encadrement clinique.

Aucune substitution au suivi médical.

Je ne remplace jamais un suivi médical, psychiatrique ou psychologique quand il est nécessaire. Si votre situation le demande, je vous encourage à garder ou à initier un lien avec votre médecin traitant, un·e psychiatre ou un·e psychologue. Un accompagnement sain s'articule avec les autres professionnels, il ne les exclut pas.

Que faire si vous avez un doute

Si vous ou l'un·e de vos proche ressentez un malaise dans un accompagnement, quel qu'il soit :

  • Parlez-en à un proche de confiance, même si le·la praticien·ne vous décourage de le faire.

  • Vous pouvez contacter la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), l'organisme public de référence.

  • L'UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes) propose écoute et information.

  • Vous avez le droit, à tout moment, d'interrompre un accompagnement sans justification.

FAQ — Dérives sectaires en thérapie

Qu'est-ce qu'une dérive sectaire dans un accompagnement thérapeutique ?

C'est un mécanisme d'emprise qui s'installe progressivement : un·e praticien·ne profite de la vulnérabilité d'un·e client·e pour créer une dépendance, l'isoler de ses proches, ou orienter ses décisions personnelles ou financières à son avantage.

Comment reconnaître une dérive sectaire chez un·e thérapeute ?

Plusieurs signes doivent alerter : on vous pousse à couper les liens avec vos proches ou votre médecin, on vous fait croire que vous ne pouvez progresser qu'avec ce·tte praticien·ne, les séances se multiplient avec une pression financière croissante, ou on décourage vos questions et désaccords.

Un·e psychologue ou psychiatre peut-il·elle aussi être concerné·e par une dérive sectaire ?

Oui. Ces mécanismes d'emprise ne dépendent pas du diplôme ou du titre : ils peuvent survenir dans n'importe quel cadre d'accompagnement, y compris chez des professionnels diplômés d'État.

Quelles garanties demander à un·e psychopraticien·ne avant de le·la consulter ?

Vérifiez son adhésion à une fédération avec code de déontologie, sa formation (école, durée, reconnaissance), l'existence d'une supervision régulière de sa pratique, et sa transparence sur son parcours personnel de thérapie.

Que faire si je ressens un malaise pendant un accompagnement ?

Vous pouvez en parler à un proche de confiance, interrompre l'accompagnement à tout moment sans justification, et contacter la MIVILUDES ou l'UNADFI si vous avez un doute sérieux.

Un bon accompagnement doit-il remplacer mon suivi médical ?

Non. Un accompagnement sain s'articule avec un suivi médical ou psychiatrique quand celui-ci est nécessaire, il ne s'y substitue jamais.

Seul un médecin et/ou un psychiatre peut poser un diagnostic, prescrire un traitement ou le modifier

*Les séances avec moi ne se substituent pas à une consultation chez un professionnel de santé ou un traitement médical.

Je ne suis pas "professionnelle de santé" ni psychologue ou psychothérapeute (qui sont des titres protégés), ma pratique est complémentaire. Je ne pose pas de diagnostic et je n'interfère jamais dans une prescription médicale ou un suivi avec un médecin.

Je suis supervisée par une psychologue clinicienne et si vous souhaitez travailler avec moi pour améliorer un comportement pathologique, je vous demanderai de consulter en amont votre médecin ou un spécialiste.

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